La voix de Maurice Houssin, le souvenir d’Auguste Noël

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Le 26 février 1951, le secrétaire d’État aux Forces Armées citait Auguste Noël à l’ordre du Corps d’Armée à titre posthume : « Volontaire de la Résistance Intérieure française combattante, tué à l’ennemi dans l’accomplissement de son devoir au cours des combats de la Libération le 4 septembre 1944 ».
Cette citation comportait l’attribution de la Croix de Guerre avec étoile de Vermeil.

Hommage à Auguste Noël

Auguste Noël avait 22 ans lorsqu’il est tombé sous les balles allemandes sur les berges de la Lys. 75 ans après, La Gorgue se souvient et lui a rendu un émouvant hommage le vendredi 6 septembre, devant la plaque commémorative qui évoque cet évènement tragique, dans la rue qui porte son nom.
Les élèves de cours moyens des trois écoles de La Gorgue ont écouté avec attention les explications de Philippe Mahieu sur cette guerre 1939-1945, alors que derrière eux avaient pris place les portes-drapeaux de plusieurs associations patriotiques du secteur.

« Mon devoir de petit français »

A leurs côtés, Mauricette Gruhier, la sœur d’Auguste Noël, les membres de la famille de sa jeune épouse ainsi que la famille de Maurice Houssin étaient également très émus.

L’ancien Résistant, âgé de 95 ans, a tenu a être présent à cette cérémonie, organisée en hommage à son copain. Le maire de La Gorgue a mis à l’honneur le soldat du Général de Gaulle, entré dans la Résistance fin 43, début 44. Son témoignage (vidéo) sur cette journée du 4 septembre 1944 est à découvrir sur notre page Facebook ou sur notre chaîne Youtube.

Lors de cette mission de reconnaissance pour les troupes anglaises, il a été blessé à l’épaule par l’ennemi retranché de l’autre côté de la Lys, avant qu’Auguste Noël ne soit tué d’une balle en pleine poitrine.
Avec des mots simples, il a livré un message à la jeune génération rassemblée devant lui : « Les enfants, vous êtes le renouveau de la France. N’oubliez pas cette journée.
J’avais quatorze ans au début de la guerre, j’ai connu l’occupation et les brimades.
Mais n’oubliez pas les derniers mots de mon copain qui est tombé à côté de moi « maman, je suis mort ». Il reste entre vos mains son souvenir. Moi, je n’ai fait que mon devoir de petit français ».
Il a été longuement applaudi.
Il était aux côtés de Rémi Barbry, président de l’Union Nationale des Combattants de La Gorgue-Estaires pour présenter le drapeau réalisé par les anciens combattants après la libération de la commune.